Si on est dans la nature, en randonnée ou en expédition, en solo ou en groupe, on aura prévu les vivres necessaires au périple, et les points de ravitaillement. Ce qui nous empêche pas de ramasser dans la nature des plantes et autres végétaux comestibles qu’on connaît, afin d’agrémenter l’ordinaire, car les plantes, fruits et légumes sauvages ont de très fortes concentrations en vitamines.

Cet article sur comment se nourrir dans la nature concerne surtout celle ou celui qui pense pouvoir se retrouver éventuellement un jour en situation de survie ,forcément involontaire.

nourriture dans la nature

L’aliment potentiel de survie dans la nature

En situation critique, dans la nature sans rien ou pas grand chose à manger, il faudra trouver de la nourriture.

Peu importe la stratégie adoptée pour se sortir d’une situation de survie ,mais trouver à manger prend du temps et demande de se déplacer de manière intelligente: chercher l’eau, et le reste se trouvera à ses abords.

Marcher, pour le chasseur, c’est du bénéfice car il cherche à manger dans la nature en même temps qu’il se déplace. Mais si on trouve un point d’eau, il faudra prendre assez de temps pour essayer d’y capturer un poisson ou un animal, et rayonner alentour pour identifier les végétaux comestibles ou des indices laissant penser qu’on pourrait trouver quelque chose de bon.

On cherchera à consommer en priorité les aliments sauvages notoires. Mais si on ne trouve rien de notoirement comestible, ou qu’on est dans une région qu’on connaît mal, il faudra tester les aliments potentiels avant de les consommer pour de bon.

Tester une nouvelle source de nourriture

  • Visuel: la connaissance de la flore dans son ensemble, donne des indices sur la comestibilité potentielle d’une nouvelle source de nourriture (familles végétales). On veillera aussi à constater l’absence de pourriture.
  • Olfactif: si l’aspect n’est pas suspect, genre champignon rouge à pois blancs…, on renifle, on découpe et on renifle encore, en cherchant une odeur suspecte ou une odeur de pourri (attention cependant, car certains végétaux comestibles sentent mauvais, et certains poisons n’ont pas d’odeur)
  • Test cutané: afin de détecter une substance nocive, on se frotte un coin de peau avec l’aliment test. On attend ensuite 1 demi-heure pour constater si une réaction est apparue: démangeaisons, rougeurs. Si c’est le cas, ne pas goûter ni manger.
  • Test 1: si l’aliment testé a passé toutes les étapes jusqu’ici, en prendre un bout et poser sa langue dessus pendant quelques secondes. Si aucun désagrément ne se fait sentir, en mettre un bout dans la bouche, mâcher 2 ou trois fois, puis recracher et attendre 30 minutes.
  • Test 2: si l’aliment a passé tous les tests avec succès, sans aucune gêne gustative prononcée, en avaler enfin un petit morceau, et attendre ensuite 1 à 2 heures sans rien avaler d’autre. Si au bout de ce temps, vous ne ressentez aucun désagrément, reprendre 5 à 10 fois la dose test en 1 prise, et attendre 4 heures. Vous saurez à l’issue si ce nouvel aliment est comestible.

Si au bout de 4 heures, aucune gêne ne se fait sentir, il y a de bonnes chances que vous ayez trouvé une nouvelle source de nourriture.

bbq dans la nature

Tester une nouvelle source de nourriture dans la nature : Les viandes et les poissons

Les viandes fraîches, plus ou moins tendres ou nerveuses sont toujours comestibles, mais il faut veiller à bien les faire cuire à cœur.

La transmission de parasitoses animales à l’homme peut créer des zoopathies parfois difficiles à détecter ou soigner. Attention à la cuisson !

Les charognes sont à éviter au repas, mais si on a que ça à se mettre sous la dent, on la fera alors bien cuire et on en goûtera un petit bout . Attendre ensuite 1 à 2 heures, et si tout est ok, à table !

Les poissons et crustacés d’eau douce sont tous comestibles, mais il n’en va pas de même pour les produits de la mer.

Pour les produits de la mer, il faut tester un petit bout et attendre 1 à 2 heures. Dans les régions tropicales, on se souviendra que la ciguatera peut toucher une espèce de poisson à un endroit, et ne pas la toucher 5km plus loin. Donc dans l’absolu, attention aux zones de pêche dans les mers chaudes.

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