Outil polyvalent, la machette est très populaire dans certaines régions, elle se situe au dessus du couteau bowie et en dessous de l’épée. De l’épée seulement si on prend en compte les sabres de jungle. La machette est très appréciée par nombre de survivaliste ,bien qu’on lui préfère parfois la hachette, en fonction de l’efficacité de l’outil ,souvent conditionnée par le terrain.

L’univers de la machette

L’univers de la machette est presque aussi vaste que celui des couteaux de survie, dans les contrées où on l’utilise le plus, la machette remplace souvent le couteau en usage quotidien (les viandes sont prédécoupées pour la cuisine, jamais de couteau “à table”, c’est la tradition…)

On retrouve une utilisation quotidienne et indispensable de différents types de machette dans le monde.

 

 

 La machette au travail:

En Asie et en Afrique, on utilise surtout des machette courtes et rigides, épaisses et très durables, le plus souvent taillées dans des lames de torsion automobiles, puis forgées et mises en forme. La forme de lame de la machette est différente selon l’usage qui sera fait de la machette, défrichage, entretien bananeraie, entretien cocoteraie, récolte canne à sucre, etc.

Pour le défrichage léger ou pour la récolte de la canne à sucre, on préférera toujours une lame souple et légère, d’une bonne longueur, comme un sabre Amazonien, alors que pour de l’entretien de cocoteraie on recherchera une lame plus lourde et plus rigide,ayant souvent une pointe très prononcée ,courbée comme une fausse serpe, afin de piquer et lancer les noix pour les ranger en tas. L’entretien de bananeraie, lui, s’opère plus avec une machette à lame courte et lourde, souvent à pointe carrée, car aucun usage n’est fait de la pointe et un bon poids en bout de lame de la machette permet d’abattre un bananier en un coup, là où il en faudrait deux pour une machette sabre.

….fermez les yeux en donnant le coup de lame sur le tronc du bananier….attention à la sève de bananier dans les yeux !

survivalisme tramontina

La machette de jungle:

Outil incontournable et prioritaire en jungle, les exemples types sont en Amazonie et caraïbes, on y trouve surtout des lames sabres, souples, avec un rapport poids/longueur optimal, efficaces pour le travail de la canne et aussi en layonnage de jungle vu la rareté des layons naturels due à la faible densité endémique de mammifères terrestres non-arboricoles. Ces lames sont très efficaces pour défricher, layonner, arraser, mais sont un calvaire si on veut couper un tronc sérieux.

La machette en Occident

Alors que dans les contrées où la machette est la plus utilisée, les lames sont fabriquées artisanalement et localement, dans notre époque de technicité, nombre de fabricants manufacturés se sont mis à la machette et réalisent de bonnes ventes en Occident, malgré l’absence de lien culturel avec cet outil auquel on a toujours préféré la hachette, pour des raisons évidentes d’efficacité pour un usage en climat tempéré.

Personnellement utilisateur de matériel fait main ,je reconnais que certains modèles de machette manufacturées ont l’air dignes d’intérêt. Le souci ,c’est leur prix…..extrêmement plus cher qu’une machette faite main ou qu’une Tramontina® Amazonienne classique.

Comme pour toutes les lames, le premier critère de choix sera le matériau. Fer doux pour du pas cher ou du fait main, et alliages inox le plus souvent pour une machette manufacturée. Le fer doux aura l’avantage de la souplesse et d’un aiguisage facile, rapide mais fréquent, la lame sera parfois à détordre au fil en cas d’usage abusif….

Les alliages inox, difficiles à aiguiser avec un simple galet, garderont cependant leur tranchant plus longtemps si affûtés au fusil ou à la pierre. Ils demeurent plus résistants aux coups sur le fil et ne se tordent pas. Le ressenti est différent du fer doux, l’inox est beaucoup plus rigide et transmet plus de vibrations au poignet, ce qui peut être gênant en cas de travail soutenu.

machette survie
machette ,arme de défense ?

En termes de défense, psychologiquement parlant, le type avec une machette à la main n’est pas plus engageant que si il portait un sabre ou une épée. Comme pour toute arme de défense, la maîtrise de l’outil reste essentielle si on veut compter dessus: l’escrime est une discipline équivalente aux sports de contact. Les parades et enchaînements sont travaillés pour conditionner les bons réflexes , donc avec un entraînement moyen on peut être très combatif, et avec un bon maître d’armes très technique dans ses enchaînements et ses bottes.

La machette en survie:

Certains survivalistes en sont des inconditionnels. Selon le terrain où le survivaliste évolue, l’emploi d’une machette peut être pratique, par exemple dans les régions où les ronces sont nombreuses et les sous-bois difficiles à arpenter, la machette s’avère être une grande aide, mais n’est pas optimale pour couper du bois. Cependant, on peut tout à fait couper du bois avec une machette, mais ça demande de fournir un effort beaucoup plus important qu’avec une hachette.

Les parangs, lames courbes, sont plus courts que les machettes sabres et sont souvent un bon compromis. La courbure du parang décuple la force pour trancher ou couper net.