Constitution d’un BOB, ou sac d’évacuation pour le survivaliste nomade

Nomade pour quelques temps et par la force des choses, si le survivaliste est obligé de fuir un endroit, et se mettre en chemin pour un abri éloigné.

Pour le survivaliste ,le concept du BOB ou sac d’évacuation est de représenter un volume et un poids minimum pour un contenu essentiellement vital en cas d’évacuation rapide pour une raison ou une autre.

C’est pourquoi la liste non exhaustive donnée ici doit être complétée en fonction des risques encourus localement ou personnellement par le survivaliste, afin de préparer un sac d’évacuation cohérent.

Les équipements et priorités vitales ne sont pas les mêmes selon qu’on habite en montagne ou en bord de mer, si le survivaliste est à proximité d’une centrale nucléaire ou d’un site stratégique, si la région est sensible sismiquement ou pas.

Le survivaliste gardera à l’esprit que le sac d’évacuation, ou BOB, est sensé contenir essentiellement de quoi survivre 3 jours minimum. Cependant, un BOB bien pensé peut permettre une autonomie de 7 jours ou beaucoup plus, pour une charge légère et un volume compact .

Le sac d’évacuation doit être étanche à la pluie, ou recouvert d’un sur-sac et à l’intérieur doublé d’un sac plastique.

Sac d’évacuation évolutif

survie: eau

De l’eau potable

L’eau est l’élément indispensable à la survie. En cas de bug-out, le stress augmentera la soif et le besoin de boire. Une réserve d’eau de 3l par BOB semble raisonnable. Une poche souple (bien protégée) comme un camelback intégré au BOB est la solution la plus pratique pour le survivaliste qui veut un sac d’évacuation compact.

Utiliser la poche à eau pour le stockage, et utiliser une gourde filtrante pour boire.

Afin de pouvoir durer plus de 3 jours, remplir la poche à eau à chaque occasion.

Prévoir une boîte de micropur™ pour traiter les eaux suspectes.

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ration de survie bioration de survie

Repas et collations

On peut survivre beaucoup plus longtemps sans nourriture que sans eau, mais il est prudent de prévoir de quoi manger car il faudra de l’énergie et les idées claires pour s’en tirer dans les meilleures conditions.

La nourriture emportée sera économisée au maximum, et on hésitera pas à manger ou à mettre dans sa poche ce qu’on trouve en chemin: pêche, chasse, fruits, baies, plantes comestibles, etc.

Les repas doivent être constitués de manière à satisfaire la faim, et les collations utilisées en complément pour un apport calorique et vitaminé.

L’idéal pour le survivaliste est de se munir de repas déshydratés ,de repas en boîtes, et de la semoule de blé ou flocons de pommes-de terre (féculent compact, peut cuire à l’eau tiède) . 1seul repas par jour peut suffire, mais préférer 2 repas par jour si il faut beaucoup marcher.

En collations, éviter le sucre car le sucre donne un coup de boost instantané mais bref, suivi de fatigue. Lui préférer les barres énergétiques hypervitaminées les moins sucrées possible.

 

poncho surviesurvivalisme survie

Vêtements appropriés pour le survivaliste

La raison d’être du sac d’évacuation, c’est qu’on sait pas quand on en aura besoin. Mais si on compte durer plusieurs semaines ou plusieurs mois sur la base de son BOB, il vaut mieux prévoir d’y ranger des effets chauds.

Si le survivaliste a besoin d’évacuer (s’enfuir), il portera ce qu’il a sur lui au moment du bug-out.

Prévoir un ensemble pantalon/veste/parka/chaussures rangés avec le BOB mais pas à l’intérieur du sac, plutôt par exemple dans une poche en coton. Comme ça, si on a le temps de s’équiper c’est plus rapide sans défaire le BOB, et si on a pas le temps, on portera alors le sac d’évacuation sur le dos et la poche-vêtements en bandoulière ou en ventral.

Si on prévoit un ensemble pantalon/veste/parka/chaussures, ce sera souvent une tenue unique (pas de rechange), il faut donc du solide et durable, et prévoir une bobine de fil à coudre costaud et quelques aiguilles.

Sur survivalisme-survie.fr , on défend l’idée qu’il est prudent de s’équiper contre le froid. Je me répète, mais je persiste:

les cataclysmes d’échelle planétaire s’accompagnent d’une occultation atmosphérique momentanée qui crée un refroidissement rapide.

Pour avoir une petite chance, on veillera donc à être équipé correctement pour affronter le froid, l’humidité et l’obscurité.

inventaire:

2 slips, 2 paires de chaussettes

2 tshirts

1 sous-ensemble bas+haut (effets chauds type Damart®)

1 pull-over ou polaire

1 paire de gants

1 cagoule en laine

1 petite serviette de bain

1 poncho

 

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Un abri

L’abri peut très bien être sommaire, mais il faut pouvoir dormir au sec et se protéger éventuellement du froid. Le poncho peut faire un petit abri , mais embarquer une bâche permet aussi de cuisiner au sec et faire sécher ses vêtements.

Une tente tunnel ,petite et légère, est un confort supplémentaire qui peut avoir de bonnes répercutions sur le moral en cas d’intempéries.

De même pour le sac de couchage, élément le plus lourd et le plus encombrant du BOB, en cas de grand froid il devient vital.

On peut se passer de tapis de sol en utilisant à la place un tapis végétal sous la tente.

 

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Trousse de premiers soins

Personnellement, je range le micropur, la bobine de fil à coudre et les aiguilles dans ma trousse de premiers soins, ainsi que le matériel de pêche.

Une trousse de premiers soins/secours devient vite volumineuse. il s’agit donc de faire un tri pour ne garder que l’essentiel:

1 thermomètre

1 scalpel+ 2 lames

gants stériles

1 pince à épiler

1 gaze en bande

3 compresses stériles

1 rouleau de sparadrap

30ml de bétadine

1 antibiotique à spectre large (amaxycilline)

analgésiques (codéine, ibuprofène)

anti diaréique

 

Et toujours, les indispensables pour le survivaliste:

Bien entendu cette liste s’allonge avec le matériel individuel indispensable pour assurer la tranquillité.

1 couteau

1 couteau tatou+gamelle et quart

Esbits™

1 briquet

1 silex allume-feu

1 pince multi-tools

1 lampe

matériel de chasse

 

Liste non exhaustive, le reste est à l’appréciation de chacun, en fonction du lieu de vie et de la stratégie prévue.