La pire des situations serait de se trouver en ville au mauvais moment, en cas de bug, dans la confusion et le chaos urbain…

Les dangers du chaos urbain

Par définition, le chaos ne peut être géré, car c’est le propre du chaos d’être chaotique.

Mais dans une mesure individuelle ou en conscience, on peut essayer de tirer avantage d’une situation chaotique par l’adoption de quelques règles de prudence et d’une bonne dose de sang froid.

Cette analyse objective d’une hypothétique situation de post-bug en mode urbain, ressort d’échanges d’expériences issus des domaines civils et militaires. 

 

survivalisme survie

Deux cas d’écoles de chaos urbain post-bug analysés par survivalisme-survie:

⇒ Le chaos urbain est une conséquence économique, politique, ou cataclysme n’ayant pas, ou peu, encore fait de victimes localement, mais privant d’énergies et de ravitaillement les populations:

→première phase, Il s’agit d’être réactif. La foule reste détendue et dans le déni, premiers incidents isolés, agressions, braquages, l’indice sera donné par les sirènes de nos services publics et l’info dira qu’ils sont débordés. Il est temps pour le survivaliste de vite ramasser son sac, et de s’en tenir à son plan d’extraction, avant le basculement qui ne dépend plus que des stocks en nourriture.

→seconde phase, les gens semblent sortir d’apathie, stocks nourriture pillés, plus de jus, le boulot est “fermé”, ils ont faim, ils sont nerveux, farouches, pressent le pas, ont soit beaucoup trop de questions soit pas le temps de discuter. Chacun a compris qu’il ne peut attendre rien de personne, et le climat devient de plus en plus violent à mesure que les autorités deviennent elles de plus en plus laxistes et expéditives. La faim commence à tenailler les estomacs et les forces de l’ordre sont affaiblies par des désertions nombreuses de braves concitoyens soucieux de l’avenir de leurs enfants. Chacun éprouve un sentiment d’abandon et de non-soutien devant l’inconnu. La situation devient vraiment dangereuse, et il flotte un parfum d’incertitudes dans l’air.

→troisième phase, si rien ne revient à la normale, et en priorité les questions alimentaires, toutes les conditions sont réunies pour un basculement brutal. Un basculement d’un univers vers un autre. La faim, la perte d’espoir, le quotidien de l’horreur pire de jour en jour feront des villes des lieux dangereux, où les incendies seront les premiers redoutés, mis à part dans les portions territoriales sous contrôle où les communes auront pris des mesures impliquant la population, qui soutiendra l’effort sous la protection des forces armées et police toujours présentes.

chaos urbain

⇒ Le chaos urbain est une conséquence directe d’un cataclysme ou d’une guerre, et il y a déjà beaucoup de victimes:

Dans une situation hypothétique, où on ne pourrait plus attendre de secours ni de notre armée ni de notre police.

La phase d’apathie des foules est longue, mais la prise de pouvoir des “plus forts” est très rapide. Les survivants sont abrutis, abasourdis, choqués et errent parfois déconnectés du présent. Le nombre de victimes donne une plus longue durée de subsistance aux survivants sur les vivres disponibles, mais les pillages ont lieux les premiers jours. La folie de l’homme peut alors se développer pleinement. Apparaissent alors des micro-sociétés fonctionnant sur le principe primaire de la domination brute, directe et affichée, et du chantage alimentaire.

Plus de mouvements de foule à redouter, mais l’anonymat urbain s’efface.  Là encore, le survivaliste prévoyant s’en tiendra à son plan d’extraction, en mode low-profile. Le survivaliste urbain qui veut défendre sa position en ville ne devra pas attendre trop pour rassembler les siens, et adopter une attitude discrète mais résolue en organisant la défense de sa base.

armes de guerre

Dans tous les cas de chaos urbain:

Il faudra éviter les mouvements de foule, de s’afficher ou se faire remarquer, ne pas suivre les plus nombreux sans avoir réellement fait d’analyse objective.

Le survivaliste urbain dans tout ça:

Dans tout ça, le survivaliste urbain est sensé être le mieux préparé pour se sortir de ce merdier en ville. Mais il sait que tout sera différent et plus dangereux aussi. Le survivaliste urbain peut tenir en solo ou en famille, mais aura toujours de meilleures chances en sécurisant son périmètre en groupe,que ce soit un groupe familial (membres déterminés et conscients) ou un groupe constitué.

Si il n’y a plus d’autorité légitime pour nous protéger en cas d’attaque ou face à des assiégeants, se souvenir que c’est un bon plan de répondre à la première attaque par un feu nourri et une violence affichée. L’attitude est importante car elle peut influencer les décisions adverses. Il s’agit de tromper l’ennemi sur le nombre et la capacité défensive des assiégés et sur leur nature. Si l’agresseur pense qu’il a en face de lui des maniaques dangereux avec une puissance de feu supérieure, il sera déstabilisé et c’est ce qu’on veut. La guerre c’est des mathématiques appliquées, les décisions sont prises selon un modèle de probabilités, donc c’est celui qui a l’avantage psychologique qui impose ses conditions. Cependant, un ancien militaire ne se laisserait pas bluffer facilement et mettrait rapidement en place une contre-tactique. La décision prise, il faudra tenir ou céder à grands frais….

C’est pour éviter ce genre de situations que survivalisme-survie conseille aux survivalistes urbains de prendre leur bob et d’évacuer la ville rapidement en cas de bug.

Les secteurs urbains seront les plus dangereux. Le survivaliste urbain qui est déterminé à rester en ville doit avoir une base facilement défendable.

La vie en ville sera difficile et mortellement dangereuse pour un survivaliste solitaire, surtout les premiers temps.

Le cas de chaos urbain est un des cas où les individus composant des groupes ont les plus fortes chances de survie.

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