Pour faire suite à l’article sur les huiles essentielles ,je vous propose ce concentré, spécialement pour le survivaliste en BAD, afin de partager avec vous quelques infos et astuces essentielles pour distiller des huiles essentielles et des hydrolats avec un alambic.

Avantages pour le survivaliste de distiller lui-même:

La mise en place d’un système autarcique passe par les compétences requises pour savoir diagnostiquer et traiter par des soins d’urgence les problèmes de santé. Mais à celà s’ajoutent les remèdes utiles qui peuvent devenir difficiles à trouver en cas de bug-out, alors que pour certains il suffit de les ramasser dans les bois ou les cultiver pour en tirer les propriétés voulues et attendues.

La matière végétale brute qui contient les substances recherchées est souvent trop conséquente pour être ingérée, ou peut causer des problèmes de difficultés quant aux dosages. C’est ici que la distillation de plantes, fleurs, cônes, graines, racines, prend tout son intérêt en concentrant les substances actives d’une plante dans une seule goutte (schématiquement).

Rendements distillation huiles essentielles matière brute / produit fini⇒ICI

Hydrolats HA et huiles essentielles HE

L’eau florale, appelée aussi hydrolat, est l’eau recueillie sous les huiles essentielles après distillation d’une plante.

Par exemple, en distillant de la lavande, vous obtiendrez de l’hydrolat et des huiles essentielles. Le rendement en hydrolat est très bon, en moyenne 1l d’hydrolat est produit pour 1kg de plantes, et 6ml d’huile essentielle de lavande (20ml pour du lavandin).

Seules les plantes aromatiques permettent de récolter à la fois une H.E. et une H.A.
Certaines plantes sont distillées uniquement pour leur hydrolat. mais ne produisent pas d’H.E. (par ex. le bleuet donne en hydrolat de l’eau de bleuet).

Procédés de distillation pour le survivaliste chimiste:

La distillation fractionnée demande d’avoir du matériel de laboratoire. Nous abordons ici seulement les méthodes brutes.

Le principe reste toujours le même:

le survivaliste chimiste

  • Selon le produit à distiller, on choisira soit:
  • La méthode d’entraînement à la vapeur ou distillation vapo-hydro: les plantes sont dans un contenant séparé du contenant bouilleur d’eau qui fournit la vapeur par un tuyau ou un tube. C’est la méthode la plus courante car c’est celle qui préserve le mieux les molécules précieuses des HE, et donne les meilleurs rendements.
  • La méthode de l’hydrodistillation: la plus simple à mettre en œuvre et recommandée pour la distillation de plantes à hydrolats ne fournissant pas d’ HE. Les plantes sont plongées dans l’eau, puis l’eau est portée à ébullition.
  • La méthode artisanale de la cocotte-minute: celle qui nous intéresse particulièrement si on ne veut pas distiller des quantités industrielles ni investir dans du matériel coûteux. Avec ce procédé, excellent rendement en hydrodistillation, mais attendre cependant des rendements moindres en vapo-hydro pour l’extraction d’HE. Moindre n’est pas nul.

Distillation à la cocotte minute:

Un tuto pas mal du tout ,trouvé sur youyube:

Et un schéma économique qui utilise du plastique….surtout intéressant à retenir pour le principe de montage simple et efficace:

alambic cocotte

 

Dans tous les cas, l’utilisation d’un essencier ou “vase Florentin” est recommandée. L’essencier est un séparateur qui se monte à la fin du circuit, afin de répartir l’hydrolat dans un contenant et l’huile essentielle dans un autre contenant.