L’un n’empêche pas l’autre, le survivaliste nomade peut aussi bien évoluer en solo qu’en groupe.

Tous les survivalistes sont souvent mis dans le même sac, alors que si dans les grandes lignes un survivaliste reste égal à lui-même, il y a des différences fondamentales d’équipements et de stratégies entre le survivaliste en BAD sédentaire et le survivaliste nomade.

Quant à dire si c’est mieux ou moins bien d’être nomade, ce n’est pas le sujet, car en toute logique le nomade hérite de sa condition parcequ’il n’a pas de BAD ,se déplace et vit en BOV ou mieux en BAD-Mobile, ou parcequ’il doit simplement rejoindre une base éloignée. Les nomades ne le sont pas toujours par choix, mais pour certains c’est une volonté.

Vu d’une façon objective, le nomade a toujours été stigmatisé par les sociétés sédentaires.

Le survivaliste nomade ,le bushcraft, la réalité

Un truc incompréhensible pour certains survivalistes anglo-saxons, c’est le succès du concept de survivalisme nomade, et des méthodes paléo sur le vieux continent. Certains jugent ça hors contexte, arriéré, ridicule, sert à rien…

De mon point de vue, le survivaliste en mode bushcraft paléo est le survivaliste nomade par excellence. C’est un “chercheur” et le représentant direct d’un savoir ancestral, qu’il essaie de ranimer dans un but pacifique d’autonomie et de résilience .

C’est un point de vue romantique, car au quotidien, c’est toujours plus efficace d’utiliser un briquet que de frotter du bois pour allumer un feu, c’est évident…, mais même si j’utilise un briquet, savoir de démerder sans briquet est, à mon sens, tout autant important.

Ceux qui voient les méthodes paléo comme un retour à l’archaïsme, manquent semble-t-il de jugement ou se trompent parfois.

Le problème n°1 du survivaliste nomade est certainement son alimentation. N’ayant pas plus de stock de nourriture que ce qu’il peut porter, le survivaliste nomade doit passer des heures chaque jour à la recherche de nourriture, chasse, pêche, cueillette.

Ça peut être un mode de vie intéressant dans une nature saine, mais il ne pourra faire face que difficilement à un cataclysme majeur.

En cas de cataclysme mondial nécessitant un abri pour survivre, le nomade devra se sédentariser le temps qu’il faudra… que ce soit dans une cave, une grotte, ou une planque opportune bien trouvée…

Le survivaliste nomade serait bien inspiré de planquer des vivres quelque part (ou d’avoir un plan concret en cas de bug atmosphérique ,qu’il soit d’origine naturelle ou humaine), et de s’imposer certaines règles par rapport aux groupes qu’il pourrait croiser en chemin.

La stigmatisation du nomade dans les groupes sédentaires a toujours été forte dans notre culture. La méfiance envers l’étranger peut parfois aussi se transformer en sympathie, ou alors rejeter le nouveau venu.

Par exemple, éviter de se livrer à un groupe inconnu en pensant trouver de l’aide…. préférer l’observer de loin et si tout semble tranquille, essayer d’engager la conversation avec un membre à un moment où il s’isole du groupe. Garder un plan d’évacuation et planquer soigneusement son barda, matériel inutile pour cette opération, pour être plus léger et plus mobile si le groupe se montre hostile.

Les raisons du survivaliste nomade

C’est souvent un choix imposé par la situation:

⇒ pauvreté du terrain et rareté de denrées alimentaires ou saisons/climat difficiles qui imposent des changements de lieu plus ou moins fréquents.

⇒ en route pour rejoindre une base éloignée.

⇒ errance et alimentation opportuniste (pas forcément négatif, l’herbe est peut-être plus verte ailleurs)

Dans tous les cas, le survivaliste nomade ou le survivaliste en route seront exposés à plus de dangers et de difficultés que le survivaliste en BAD.

En contre-partie, le survivaliste nomade ou le survivaliste en route devrait croiser autant d’opportunités que de dangers.

Si le survivaliste en BAD travaille énormément pour sa subsistance, le nomade lui, doit se concentrer sur sa capacité physique et être capable de se déplacer en courant sur de longues distances. En cas de bug, savoir courir pourrait bien devenir une aptitude essentielle pour se tirer parfois d’un mauvais pas en économisant ses munitions, ou pour chasser avec plus d’efficacité dans certains cas.

 

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