Il y a des différences fondamentales d’équipements et de stratégies, entre le survivaliste en BAD sédentaire et le survivaliste nomade.

Logiquement le nomade hérite de sa condition parce-qu’il n’a pas de BAD ,se déplace et vit en BOV ou mieux en BAD-Mobile, ou parce qu’il doit simplement rejoindre une base éloignée.

Les nomades ne le sont pas toujours par choix, mais pour certains c’est une volonté délibérée.

Le survivaliste nomade ,le bushcraft, la réalité

le survivaliste selfdefense

Un truc incompréhensible pour certains survivalistes, c’est le succès du concept survivaliste nomade, et des méthodes paléo sur le vieux continent.

Certains peuvent juger ça hors contexte, arriéré, ridicule, ne sert à rien…

D’autres pensent que le survivaliste en mode bushcraft paléo est le survivaliste nomade par excellence.

C’est un “chercheur” et le représentant direct d’un savoir ancestral, qu’il essaie de ranimer dans une démarche d’autonomie et de résilience .

C’est une vision romantique. Car au quotidien, c’est toujours plus efficace d’utiliser un briquet que de frotter du bois pour allumer un feu, c’est évident…

Cependant, savoir de démerder sans briquet est, à mon sens, très important.

Ceux qui voient les méthodes paléo comme un retour à l’archaïsme, manquent semble-t-il de jugement ou peuvent se tromper.

Se nourrir

Le problème pour le survivaliste nomade est certainement son alimentation.

N’ayant pas plus de stock de nourriture que ce qu’il peut porter, le survivaliste nomade doit passer des heures chaque jour à la recherche de nourriture:

…chasse, pêche, cueillette…

Ça peut être un mode de vie intéressant dans une nature saine. Mais il ne pourra faire face que difficilement à un cataclysme majeur.

En cas de catastrophe nécessitant un abri pour survivre, le nomade devra se sédentariser le temps qu’il faudra.

…que ce soit dans une cave, une grotte, ou une planque opportune bien trouvée.

Le survivaliste nomade serait bien inspiré de planquer des vivres quelque part. (ou d’avoir un plan concret en cas de bug-out atmosphérique ,qu’il soit d’origine naturelle ou humaine). Et de s’imposer certaines règles par rapport aux groupes qu’il pourrait croiser en chemin.

La prudence du nomade

La stigmatisation du nomade dans les groupes sédentaires a toujours été forte dans notre culture.

La méfiance envers l’étranger peut parfois aussi se transformer en sympathie, ou rejeter le nouveau venu.

Par exemple, éviter de se livrer à un groupe inconnu en pensant trouver de l’aide….

Préférer l’observer de loin et si tout semble tranquille, essayer d’engager la conversation avec un membre à un moment où il s’isole du groupe.

Avoir un plan d’évacuation et planquer soigneusement son barda, matériel inutile pour cette opération.

Pour être plus dynamique et léger si le groupe se montre hostile.

le survivaliste bug-out

Les raisons du survivaliste nomade

C’est souvent un choix imposé par la situation:

  • pauvreté du terrain et rareté des denrées alimentaires, ou saisons/climat difficiles qui imposent des changements de lieu plus ou moins fréquents.
  • en route pour rejoindre une base éloignée.
  • errance et alimentation opportuniste (pas forcément négatif, l’herbe est peut-être plus verte ailleurs).
  • Dans tous les cas, le survivaliste en route sera exposé à plus de dangers et de difficultés que le survivaliste en BAD.

En contre-partie, le survivaliste nomade devrait croiser autant d’opportunités que de dangers.

Si le survivaliste en BAD travaille énormément pour sa subsistance, le nomade lui, doit se concentrer sur sa capacité physique et être capable de se déplacer en courant sur de longues distances.

En cas de bug-out, savoir courir pourrait redevenir une aptitude essentielle pour survivre.

 wk