Il y a certains points qui reviennent récursivement dans les médias, sur le survivalisme et surtout sur les survivalistes. Quant aux sociologues ou autres individus du même acabit, plutôt que de fantasmer sur des tenants et aboutissants, vous devriez commencer par demander simplement aux survivalistes ce qu’ils en pensent, avant de tirer des conclusions faciles, à moins que votre démarche ne soit inverse et qu’il y ai une volonté de nuisance engendrée par des craintes refoulées ?

Politique et survivalisme

Cette volonté farouche de définir le survivalisme comme l’évolution du mouvement neo-nazi des années 60′, est réductrice et heureusement, à juste titre, en train de s’estomper. Maintenant “les spécialistes bureaucrates” classent les survivalistes en catégories. C’est amusant.

J’en conclus que ce n’est pas le survivalisme en lui-même qui est source à polémiques, mais la démarche d’autonomie matérielle et morale des survivalistes, démarche affranchie de la normalisation orientée et voulue par les “décideurs”.

Démarche qui se trouve être aux antipodes de là où on voudrait nous mener, comme un troupeau inconscient et résigné (dépendance vitale).

Ce n’est pas parcequ’on est survivaliste qu’on est forcément d’un courant politique, mais l’ouverture d’esprit des survivalistes fait que la politique est souvent perçue comme un jeu de pouvoir dénaturé et un sujet de division dangereux dont à juste titre on se méfie. La majorité des survivalistes est donc en conséquence apolitique, pas sans opinions, et on ne peut plus pragmatique. (de ceux qui votent encore, j’admets que sur les forums, beaucoup de survivalistes “de droite ou de gauche” disent avoir voté pour l’UPR et F.Asselineau ,seul parti politique propre et crédible par son programme et ses analyses pertinentes, aux présidentielles et aux législatives. Ce n’est qu’une tendance, car il y a aussi quelques gens du FN et de la FI. Tout ce petit monde ne confond pas opinion et vie réelle, donc on vit très bien tous ensemble).

Je le redis, de mon point de vue, le survivalisme n’est pas né dans les années 60′ mais est la base antédiluvienne sur laquelle l’homme a évolué en civilisations et sociétés complexes. Je ne nie pas qu’avant les années 60′ il n’existait pas le qualificatif “survivaliste”. Mais si on prend en compte le fait des évolutions technologiques et matérielles qui ont radicalement changé notre mode de vie, celle ou celui qui décide de prévoir à parer aux catastrophes en anticipant est perçu de nos jours comme un risque potentiel à ce que d’autres le suivent, ayant compris le sens vital de la démarche d’autosuffisance qui a pour effet secondaire et néfaste au système établi de porter un mauvais coup à l’économie globale, en favorisant une économie de subsistance locale et plus…économe justement:

Une économie économique… Et si on rendait leur sens vrai aux choses et aux mots ?

D’après kurtz, en chaque être libre vit un utopiste, et en chaque penseur vit un rêveur. Les survivalistes ne sont pas exempts du fait.

Le plus paradoxal, de ce que j’en sais, c’est que si les survivalistes pensent à un tas de dangers possibles et se préparent à y faire face, ça ne reste que des dangers théoriques possibles. Ce sont certainement pas les survivalistes les plus angoissés, mais on les remarque juste parcequ’ils en parlent….

Tout ça explique le pourquoi de cette volonté farouche de classer les survivalistes à des extrêmes politiques, des sectes, des originaux pas futés…

Ce n’est pas nous qui dérangeons, mais ce que nous véhiculons en appelant à réfléchir sur des questions gênantes, celles qui dérangent.

Parano du survivalisme

Il est très arrogant et surtout, d’un point de vue scientifique, très présomptueux et irresponsable de vouloir comme le sociologue Bertrand Vidal, nier les raisons d’être propres du survivalisme, comme les dangers planétaires, dangers à l’origine même de nos existences, dangers cosmiques, sismiques, etc, auxquels s’ajoutent maintenant les armements nucléaires et autres armes de terreur léthale. Ajoutés à une situation géostratégique mondiale pour le moins tendue et sans précédents. Non monsieur Vidal, vos propos sont déplacés et votre analyse est corrompue par votre désir de reconnaissance pour participation à bienséance qui travestit votre jugement.

Je reconnais que certains points que vous abordez sont plus que pertinents, soumis à votre analyse, je pense qu’en termes de sociologie, c’est du beau boulot, mais la sociologie importe peu aux survivalistes, dès lors que son existence est jalonnée par des règles temporelles.

La civilité impose que je sois pragmatique, aussi Mr Vidal merci pour votre travail, qui force est de le reconnaître sans ombre, est d’un point de vue sociologique très intéressant, et même au delà instructif.

Si on tient compte qu’un concept sociologique n’a de raison ou d’existence que dans son moment, ceci est un coup d’épée dans l’eau.

N’avez-vous donc pas tenu compte d’autres paramètres, plus mathématiques, plus anciens et valables à long terme, que cette base de réflexion établie dans un contexte spacio-temporel propre et une situation donnée ?

Poussons nos études plus loin, cette erre en suit d’autres, innombrables, et nous sommes si proches du but !

En toute sincérité, je ne sais pas si c’est une volonté obscurantiste définie, ou si c’est autre chose, que des travaux qui pour ma part et de part aussi mon engagement scientifique, je trouve très orientés en manière de plaire à défaut de publication d’analyse scientifique concrète, vérifiée, et approuvée.

Votre thèse n’a strictement rien de scientifique, et c’est dommage que vous limitiez ou minimisiez votre analyse en terme de thèse, qui mérite d’être théorisée en bien ou en mal, mais toujours en équations. Enfin, ceci me semble bien futile.

Tout le monde a une roue de secours dans sa voiture, ne pense pas en avoir besoin mais l’a quand même. Ceci rend-t-il les automobilistes susceptibles d’être classés comme “la caste des voitureux” ou les paranos de la crevaison ? non.

Alors si la roue de secours n’était pas obligatoire, t’en aurais une quand même pour pas te retrouver comme un con en cas de crevaison. Logique implacable, cher ami.

Ensuite il y a ceux qui parlent de neo-survivalisme. neo-survivalisme ? c’est quoi cette connerie ! c’est un non-sens absolu.

La parano de la catastrophe ecolo….comme si ça n’avait jamais eu lieu autre part, ou on va faire comme si….alors lorsqu’on vit sur un territoire quadrillé de centrales nucléaires et sans abris prévus pour l’écrasante majorité de la population, pays belligérant et outrepassant le droit international, dans un contexte mondial inédit, est-ce de la parano ou une forme de lucidité prudente d’essayer d’anticiper au mieux une possible situation difficile à venir ?

Newton dirait que ce qui te tombe sur la gueule c’est jamais par hasard. Loin d’être con le vieil Isaak, quand tu jettes un truc en l’air, ça retombe. Encore fallait-il le prouver en équations. Si la loi de la gravitation s’applique aux objets, pourquoi n’en serait-il pas de même pour ce que nos sens jugent immatériel (décisions, actes, conséquences). Ça peut sembler ridicule mais c’est un sujet qui fait pas du tout rire les théoriciens. Une conséquence n’apparaît jamais sans raison.

Nier les catastrophes à venir possibles revient à nier les catastrophes passées et cataclysmes en tous genres s’étant abattus sur le monde depuis sa naissance, création de notre lune, comètes, radiations gama extra-solaires, météorites, volcans, tsunamis, tremblements de terre, auxquels s’ajoutent maintenant les dangers anthropiques avec une récurrence d’incidents 1 fois tous les 20 ans, comme  Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima, sans parler de Monsanto et des lobbies de  l’industrie chimique …

Paranos, peut-être, c’est une question de point de vue. Dans 5 ou 10 ans tu dirais peut-être juste “prévoyant”.

Le succès du survivalisme en France

Donc pourquoi ne pas prendre le problème dans l’autre sens ? dire que le mouvement survivaliste s’amplifie à cause des restrictions de libertés, de la propagande incessante et lourde à laquelle nous sommes soumis, de la vampirisation des individus, des peuples, des nations, de la planète ?

 

À l’heure du délit d’opinion légiféré, nombre de gens qui tiennent à leur libre arbitre et à leur liberté préfèrent aller se mettre au vert, vivre durement de pas grand chose, une vie simple dans un environnement propice à l’autosuffisance et au développement des questions les plus brûlantes qui animent chaque être intelligent. Il faut du temps, de l’espace et du calme pour atteindre la sagesse à laquelle chacun aspire. Vivre en paix, avoir un toit, une bonne soupe et apprécier la nature environnante, le bruissement d’un ruisseau, le chant d’un oiseau.

On entend souvent parler des “peurs” du survivaliste. Tu as peur toi ?

On entend dire aussi qu’il y aurait comme une envie latente et malsaine de fin du monde chez les survivalistes….certains abrutis allant même jusqu’à faire une parallèle avec certaines sectes tristement connues, au destin funeste…

Et si bien plus qu’une envie d’apocalypse c’était un gène très ancien mis à l’épreuve ? Si le fait qu’il n’y ai plus de territoires ou contrées vierges à découvrir frustrait en quelque sorte un besoin génétique tout à fait humain, celui de la découverte et de l’exploration qui a toujours été le moteur principal de l’évolution de notre espèce. Que peut il y avoir de plus effrayant et grandiose à la fois de vivre l’an 1 ?

Ça a peu de chances d’arriver, mais il y a objectivement plus de chances que ça arrive un jour que tu remportes l’euromillions cette semaine.

Une situation post-apocalyptique, n’est-ce pas là aussi un objet de réflexion somme toute des plus naturels et plausibles ? Plus accessible à la pensée de chacun et plus concrètement plausible qu’un voyage extra-galactique pour explorer un nouveau monde, en ce qui concerne le volet “exploration”.

Notre espèce disparaîtra sur Terre à terme, ou s’étendra dans la galaxie et plus loin encore.

Cadeau pour les détracteurs,

Ce n’est pas de la spéculation, ce sera soit l’un soit l’autre, à terme on disparaîtra ou on s’étendra en tant qu’espèce.

Mais entre-temps, dans un avenir plus proche, il pourrait intervenir toutes sortes d’événements terrestres majeurs propres à justifier une préparation survivaliste.

Sinon à terme, si le temps nous est donné, l’avenir verra probablement l’humanité vaincre ses plus vieux démons et s’affranchir d’une perception erronée de l’essence même du temps et de l’espace. Lorsque auront été abattues les barrières de la pensée issue du visible, le monde ne connaissant pas de vide, il y a le visible et l’invisible comme anticipé sur son temps, dans le concept de “mélasse” prédit par Pythagore !

De nos jours, la mécanique quantique démontre l’inexistence propre du palpable pour le montrer sous son vrai jour physique, des aspects de flux énergétiques complexes visant vers un équilibre de forces. Ne manque plus que la formule finale à trouver pour entrer dans une nouvelle ère de conscience.

Ceci est bien réel, la société te ment, tu n’es pas Dieu, tu es et c’est déjà un phénomène assez énorme en soi si tu as la conscience et la compréhension. Ce qui est réel existe vraiment mais est le résultat partiel d’interprétations sensorielles issues d’un accès limité à une mécanique complexe et dynamique. Heureusement car c’est ce phénomène de censure physique inviolable qui rend notre existence possible et donne une cohésion à toute chose sous chacune de ses formes, et à chaque instant.

L’espèce humaine est une espèce exploratrice, on n’y peut rien. L’exploration n’est pas seulement la découverte de nouveaux endroits, mais aussi l’exploration de savoirs, de techniques ou de réflexions qu’elles soient d’ordre philosophique ou d’ordre pratique.

Et la prochaine grande exploration de notre espèce sur cette planète sera suite à un changement brutal, ou ne sera pas, nul ne peut le savoir mais il serait imprudent de le nier.

Le survivalisme sur franceculture

Sur franceculture, en conclusion d’un article intitulé “le survivalisme se modernise-t-il”, article pas mauvais malgré quelques sournoiseries, on y voit différentes approches et points de vues.

Avec le concours du sympathique libraire Mathis Bialas-Vanhelle, plus orienté théories pour vivre dans la nature, mais dont le travail poussé mérite d’être cité, et Denis Tribaudeau ,guide pro, dont l’excellente réputation n’est plus à faire depuis longtemps.

Je salue aussi l’interview de Laurence Talleux (asso.échappées sauvages)  qui a su trouver les mots qui avaient un sens pour le journaliste, parlant plus de traditions anciennes oubliées récemment, de remèdes de grand-mère et de résilience sur le concept socio-écologique dont je vous ai déjà parlé.

Mais la conclusion de l’article avec le sondage qui tue sur facebook définit le fond:

“Face à la catastrophe, une vieille question de philosophie resurgit : l’homme est-il naturellement bon ou naturellement mauvais ? “

Quel rapport avec le survivalisme? preuve en est donc que dans le cerveau reptilien du journaliste, la menace la plus pressante est d’ordre humain, pas cosmique ni naturel. Hé l’ami journaliste, faut pas être parano dans le fond si t’es détendu d’apparence. Amicalement soit dit et sans vouloir te manquer de respect. Dans l’ensemble j’ai bien aimé cet article.

Alors, bon ou mauvais l’homme ? question piège car cette question ne trouve aucun sens ni racine. C’est exactement comme si on voulait définir le temps avant le big bang. La question en elle-même est un non sens total. Ce qui n’existe pas dans l’horizon visible d’un événement ne peut pas être perçu sur un plan spacio-temporel, et encore moins mesuré.

Autrement dit, notre perception seule définit notre réel. Sans le bien pas de mal et sans le mal pas de bien. Tout n’est question que de point de vue, l’homme bon pour toi sera mauvais pour moi et inversement. C’est pas un scoop, chacun le sait intuitivement.

C’est le genre de réflexion stérile qui écarte des vraies questions, celles qui ont un vrai sens à être posées à l’humanité, et il y en a…

wk