L’ alimentation du survivaliste aguerri se concentre sur son stock alimentaire, mais aussi sur sa capacité d’exploitation des ressources naturelles comestibles et immédiatement disponibles .

C’est en cela que le bushcraft est plus important dans le survivalisme Français, que le compte en banque ou les stocks coûteux .

À la base de l’alimentation humaine, il faut du bourratif qui “tient à l’estomac”, agrémenté de protéines, de vitamines et minéraux essentiels.

En situation de survie, se nourrir dans la nature avec une alimentation équilibrée sera toujours possible, tant que l’atmosphère n’est pas corrompue .

La consommation de glands de chênes n’est pas un substitut alimentaire, c’est l’essence même des habitudes alimentaires de nos anciens .Les glands préparés correctement nous procurent la santé, mais aussi la force,la dureté, la rudesse et la longévité issue de sa source connue de toute éternité : le chêne .

Sans pour autant être mystiques, ne sommes nous pas, scientifiquement, ce que nous mangeons après transformation des aliments par nos organismes ? Chacun de nous connaît les différences fondamentales entre un chêne et un épi de blé .

alimentation en survie

L’ alimentation survivaliste

En cas de rupture brutale des chaines d’approvisionnements en vivres, le survivaliste aguerri ne sera pas inquiété et ne maigrira pas. Certains comprennent bien ce que je veux dire par là, mais le survivaliste néophyte ne doit pas tomber dans le piège consumériste en pensant à tort que sa survie alimentaire se comptabilisera uniquement sur le stock alimentaire .

Un stock alimentaire ,même rationné durement, ne durera que le temps imparti par un investissement préalable .

Le stock alimentaire reste nécessaire, de notre point de vue, pour faire un pied de nez à la mort par famine dans n’importe quel cas .

Mais il importe aussi de pouvoir compter sans lui, en sachant se nourrir de cueillette et de chasse, si l’atmosphère n’est pas polluée ou irradiée .

L’ alimentation Celte

L’ alimentation de nos ancêtres Gaulois se composait de produits de la cueillette, de ceux de la chasse, d’agriculture et d’élevage .

L’agriculture et l’élevage permettaient de nourrir facilement de grandes communautés, mais les habitats isolés ne bénéficiaient, la plupart du temps, que de produits de la chasse et de la cueillette ,agrémentés le plus souvent de petits élevages et d’agriculture en petites quantités .

Cependant, nos anciens avaient l’instruction nécessaire pour se nourrir facilement dans la nature ,en absence d’élevage et d’agriculture .

Sans aucun doute alors, les aliments naturels consommables étaient répertoriés et largement connus depuis bien avant le néolithique .

Il est aisé de se nourrir dans la nature pour survivre à court terme, mais pour être en bonne santé et sans carences alimentaires, il est essentiel de recourir à un aliment principal énergétique et bourratif : les glands de chênes .

alimentation glands de chênes

Les glands de chênes dans l’ alimentation moderne

Les glands de toutes les variétés de chênes consommés crus, verts ou marrons, sont comestibles mais très amers à cause des tanins qu’ils renferment, tout comme les olives .C’est très amer, difficile à digérer et pas du tout gustatif .

La facilité de préparation des glands en vue d’effacer leur amertume et en dévoiler le goût, est telle que personne ne les consomme crus .Car la préparation est simple et rapide, au grand bénéfice du goût et de la facilité de digestion .

Du point de vue énergétique, les glands issus d’arbres parfois centenaires sont sans commune mesure énergétique en rapport d’un épi de blé saisonnier .

La consommation de blé a pourtant supplantée peu à peu celle les glands, pour des raisons logiques afin de nourrir facilement de grandes communautés .

Néanmoins dans notre cas, pour le survivaliste en particulier et pour une alimentation familiale en général, les glands de chênes n’ont que des avantages bénéfiques :

  • pouvoir nutritionnel par rapport aux céréales
  • recours à l’agriculture inutile (céréales= surfaces d’exploitation)
  • facilité de transformation pour en faire un aliment goûteux
  • abondance et saisonnalité
alimentation farine de glands
Préparation et transformation des glands de chênes

On peut les ramasser ou les cueillir à tous les stades de leur maturité .Les glands peuvent être préparés de maintes manières, en trempage comme les olives (c’est long) ou mieux en farine humide ou séchée .

La transformation des glands en farine est le procédé le plus rapide et le plus efficace, pour la consommation immédiate ou le stockage .

La transformation en farine humide permet de consommer le jour même le fruit de sa récolte .

La farine humide peut aussi être mise à sécher en vue de la conserver .

Procédé de transformation des glands en farine :

  • écorcer les glands un par un, jeter les écorces
  • réduire les amandes des glands écorcés en purée, à l’aide d’un mortier pilon ou d’une pierre plate-pilon
  • faire bouillir cette purée amère dans de l’eau (15mn), jeter l’eau, goûter, si c’est toujours amer répéter l’opération
  • lorsque l’eau d’ébullition restera propre, tous les tanins amers auront disparu
  • jeter la dernière eau, et presser la purée obtenue dans un linge : faites-en une boule et pressez le linge en compactant la farine humide dedans

La farine humide est prête à être cuite immédiatement .On l’utilisera comme n’importe quelle farine humide pour préparer autant de recettes qu’il en existe avec les autres farines .

Si on désire conserver sa farine de glands, il faut alors la faire sécher soit au soleil, soit à feu très doux, soit en séchoir artisanal .

Faites l’expérience et je vous garantis que la farine de glands deviendra votre farine préférée, avec son goût léger qui rappelle un peu celui des châtaignes, c’est gustativement excellent et c’est bourré d’énergie !

Bon appétit, et soyez imaginatifs dans votre cuisine, la farine peut être grossière ou très fine, c’est à vous de jouer en fonction du plat que vous désirez préparer .Votre organisme vous dira merci !